Le développement d’une partie de la commune est essentiellement lié au moteur économique de l’industrie tuilière.
La commune demeure l’un des principaux sites de production de matériaux en terre cuite sur le sol français, notamment du fait de la présence d’une ressource géologique exceptionnellement importante et disponible, l’argile.

Plusieurs fabriques mécaniques exploiteront l’argile pour la production de tuiles et de briques sur les communes de Genouillac et Roumazières-Loubert. Les communes voisines quant à elles abriteront de nombreuses carrières d’extraction de sable et d’argile, qui permettront d’alimenter les usines tuilières, pendant tout le XXe siècle et encore aujourd’hui.

Le développement de la commune tient à la richesse de cette histoire industrielle qui a constitué le moteur de son attractivité économique et démographique. En 1970, une tuile française sur trois était fabriquée à Roumazières-Loubert. Une importante main d’œuvre étrangère, notamment portugaise, a été nécessaire à l’expansion de ces usines.

Cette communauté étrangère est encore largement présente sur le territoire et constitue une mixité qui fait la richesse culturelle de la commune.
De ce patrimoine industriel découlent des éléments architecturaux notables, qui façonnent l’identité du territoire. Parmi les patrimoines emblématiques, on peut citer les « mureuses » ainsi que les cités ouvrières qui rythment les paysages des bourgs et des hameaux anciens. Aujourd’hui subsistent deux grands groupes, Terreal-Wienerberger et BMI qui emploient environ 600 personnes. La production massive a sans doute un peu oublié le détail esthétique ces dernières années, mais a vu l’apparition des tuiles vernissées et émaillées de couleurs variées.

Les communes de Roumazières-Loubert et Genouillac

La commune est étroitement liée à l’exploitation de ses ressources géologiques (l’argile) et à la fabrication de produits terre cuite (tuiles). De ce patrimoine industriel, découle une richesse architecturale importante, qui façonne l’identité du territoire.

Les linteaux, encadrements de fenêtres et angles de murs comprennent variablement des briques intercalées avec de la pierre de construction. Les toitures de tuiles canal et mécaniques sont souvent ornées de frontons subtilement travaillés, et parfois dotés d’écussons en terre cuite. Les lignes de faitage sont soulignées par des épis et tuiles moulurées de qualité notable.

Les cheminées en brique sont très fréquentes. Les « mureuses » rythment les paysages du centre-ville, des bourgs et des hameaux anciens. Les « mureuses » sont des murs de tuiles mécaniques les unes sur les autres, sommairement jointées d’un mélange de terre et de chaux, et provenant de stocks déclassés et non destinés à la vente. Ces tuiles étaient généralement récupérées par les ouvriers des usines afin de les utiliser comme matériau de construction.

Les bâtiments industriels les plus anciens revêtent une certaine qualité architecturale de par leur construction d’aspect traditionnel. Ils sont généralement composés de moellons calcaires, de briques et couverts de tuiles mécaniques. Les grandes cheminées des fours de cuisson composées de briques rouges, sont très emblématiques des paysages industriels offerts par ces sites tuiliers. La façade exceptionnelle de briques vernissées des bâtiments de direction de l’usine BMI est également à remarquer.

La présence des entreprises BMI et Terreal-Wienerberger est un point majeur de l’économie et du travail de la commune. Cette richesse industrielle constitue le moteur de l’attractivité économique et démographique mais surtout le développement de celle-ci.

Ces entreprises locales, grâce à des techniques toujours innovantes liées à un savoir-faire ancestral, en ont fait la capitale européenne de la terre cuite.

L’entreprise Terreal, aujourd’hui intégrée au groupe autrichien Wienerberger, est un acteur majeur de l’industrie de la terre cuite implanté à Terres-de-HauteCharente (Charente, Nouvelle-Aquitaine). Son site de production à Roumazières-Loubert est l’un des plus importants d’Europe pour la fabrication de tuiles et d’éléments de construction en terre cuite, s’appuyant sur une riche tradition industrielle locale liée à l’argile. Ce site emploie plus de 350 personnes et contribue fortement à l’activité économique de la commune. Il propose non seulement la production de tuiles mais aussi des formations pour les professionnels du bâtiment, notamment sur les nouvelles technologies comme le photovoltaïque intégrées à la couverture, et accueille des visites pédagogiques pour faire découvrir la fabrication traditionnelle et moderne des tuiles. Depuis la finalisation du rachat de Terreal par Wienerberger début 2024, le site poursuit sa mission au sein d’un groupe international, tout en restant un pôle industriel clé pour la région.

L’entreprise BMI, spécialiste des solutions de toiture et d’étanchéité, est implantée à Terres-de-Haute-Charente(Charente, Nouvelle-Aquitaine) à travers son site industriel de Roumazières-Loubert, connu localement sous le nom BMI – Monier.

Cette usine est dédiée à la fabrication de tuiles en terre cuite et d’accessoires de couverture, s’inscrivant dans la longue tradition tuilière du territoire. Le site emploie environ 150 salariés et joue un rôle important dans le tissu économique local. Il participe à la production de solutions de toiture destinées aussi bien à la construction neuve qu’à la rénovation, tout en respectant des exigences techniques et environnementales élevées. Intégré à BMI Production France, filiale du groupe international BMI, le site de Terres-de-Haute-Charente s’appuie sur le savoir-faire historique de la marque Monier et sur l’innovation du groupe pour rester un acteur industriel clé de la région.

LES CARRIÈRES

L’entreprise Garandeau à Genouillac, acteur historique de l’exploitation de matériaux de carrière et de granulats, est implantée à Terres-de-Haute-Charente à travers sa carrière de Genouillac.

Cette carrière, exploitée par la filiale CDMR du Groupe Garandeau, occupe une surface d’environ 80 hectares et extrait principalement de la diorite, un granulat utilisé dans les travaux publics et la construction. Le site emploie environ 30 salariés.